AU QUÉBEC






Deuxième génération


(in english)







Noël BREM  signature de Noël Brem sur son contrat de mariage  et  Anne BROCHU

Noël Brem (variations: de Bremme/Bresme) dit Lebrun et dit Carrier au Québec est né le 22 novembre 1665 dans le faubourg Saint-Nicolas ou basse-ville à Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais en France. Il a été baptisé sous le patronyme «de bhram» de bhram sur son acte de baptème par le curé Delacourt le lendemain de sa naissance soit le 23 novembre 1665 en l'église Saint-Nicolas. Son parrain a été Noël Gorré, maître cordonnier (précisé lors du baptême de son fils Claude le 03 août 1660), de qui il a reçu le prénom. Sa marraine a été Anne du Chossoy.

baptème de Noël Brem dit Lebrun et dit Carrier

Baptème de Noël Brem (dit Lebrun et dit Carrier) époux d'Anne Brochu

«Noël fils de Jean de bhram et de catherine Caffié est né le 22 [novembre 1665] et a esté baptisé et nommé par Noel gorrey [Gorré] et Anne du sautsoy ses parren et Mareine tous deux de cette paroisse» Signatures: Noel gorre, Anne du Chochoy et Delacourt [curé] 1

J'ignore quand Noël BREM fit la traversée. 1a Arrivé au pays, il exerce le métier de serrurier-taillandier 2 au service de l'intendant Jean Bochart de Champigny . L'appellation «dit Carrier» est mentionnée pour la première fois dans son contrat de mariage le 8 juillet 1696. L'ancêtre pour sa part signait Brem . Ce contrat fut passé à Québec devant François Genaple , notaire royal. Noël Brem dit Lebrun et dit Carrier est présumé fabricant d'outils pour les employés d'une carrière de la région de Québec, d'où le nom Carrier donné à ses descendants. 3

Noël fait d'abord la connaissance d' Anne Brochu qui habite la paroisse Saint-Jean sur l'Île d'Orléans. Les prétendants sont nombreux à cette époque à cause du déséquilibre entre l'émigration d'hommes et de femmes. La paroisse Saint-Jean qui est parmi les plus anciennes de la colonie ne compte que 44 jeunes filles de plus de 15 ans sur une population totale de 618 au recensement de 1695. 4 Les fréquentations furent certainement brèves, car à cette époque, les longues fréquentations ne sont pas de mise. «Il faut se déclarer aux Père et Mère au bout de quatre visites qu'on fait à leurs filles; il faut parler de mariage ou cesser tout commerce sinon la médisance attaque les uns et les autres». 5

La famille Jean Brochu dit Lafontaine «tient feu et lieu» (habite) dans la partie sud-ouest de l'Île d'Orléans, près de la rivière Dauphine. 6 Nous pouvons apercevoir le nom de Jean Brochu sur la carte de Villeneuve tracée en 1689. Monsieur Brochu y est propriétaire de la terre numéro 20 ayant trois arpents de front sur le Saint-Laurent. 7

Jean Brochu était né en 1641. Il était le fils de Louis Brochu et de Renée Gaschet et venait de Saint-Jean-Montaigu, évêché de Luçon . Il avait épousé Nicole Saulnier le 28 octobre 1669 à Sainte-Famille sur l'Île d'Orléans. Nicole Saulnier était la fille de Pierre Saulnier et de Jeanne Chevillard . Elle avait été baptisée en 1651 à Saint-Christophe , évêché de Paris. Celui qui allait devenir le beau-père de l'ancêtre Carrier avait résidé à Sainte-Famille avant de recevoir en 1691 une concession dans la paroisse Saint-Jean. 8

Anne est la troisième d'une famille de quatre enfants: Jean (fils) né en 1672, Marie née en 1675 et elle-même née en 1678. Anne avait été baptisée le 28 mars 1678 à Saint-Jean. 9 Il est peu probable qu'Anne ait fréquenté l'école. Ainsi, elle déclarera plus tard, lors de son contrat de mariage, ne savoir signer. En 1685, alors qu'Anne a 7 ans, une école est ouverte dans la paroisse Sainte-Famille. Les Brochu habitèrent cette paroisse mais à une période antérieure à l'ouverture de cette première école de l'Île d'Orléans. 10 Le baptême de Mathurin à Saint-Jean et l'indication de Jean Brochu dans Saint-Jean sur la carte de Villeneuve en 1689 en sont deux preuves.

Le 8 juillet 1696, Noël et Anne se sont déjà promis fidélité puisque nous les retrouvons en ce dimanche après-midi d'été devant le notaire François Genaple à Québec pour la rédaction de leur contrat de mariage.

Contrat de mariage
Contrat de mariage

Ce document nous révèle que le futur époux à dû recevoir «l'agrément, permission et consentement de son employeur Monseigneur de Champigny». Noël et Anne sont accompagnés de leurs parents et de leurs amis. Nous notons la présence de Jean Brochu , habitant de la paroisse Saint-Jean, père de la future mariée, Pierre Blin (Blain) du même comté de Saint-Laurent ainsi que celle de Jean Auger habitant de la seigneurie de la Durantaye et de Charles Mossion dit la Mouche fils , amis des Brochu. Il y a aussi Pierre et François Moreau .
Les futurs époux se font don mutuel de leurs biens: «seront uns et commun en biens meubles et conquest, suivant la coutume de Paris 11 pour l'amour et l'affection qu'ils se portent l'un à l'autre». Monsieur et madame Brochu pour leur part, promettent de donner la somme de quatre cent livres durant la première année des épousailles en guise d'avancement d'hoirie. Ce faisant, Noël Brem promet de donner la même somme en douaire à sa future épouse. Cet argent sera mis à profit un an plus tard lors de l'achat de la maison de Laurent Tareau .

Entre-temps, le 9 septembre 1696, Noël Brem (Lebrun dit Carrier, père) loue, pour un an, une maison de Timothée Roussel, maître-chirurgien à l'hôpital Hotel-Dieu au coût de 72 livres de Tournai. 11a Cette maison est sur la rue du Palais 11b et est située entre Henri Delaunay charron et Jean Bridault charpentier, pas très loin de l'Hotel-Dieu.

rue du Palais
rue du Palais

Elle comprend une chambre de plein-pied avec cheminée et une pièce au-dessus (à l'étage) ainsi qu'une court adjacente. C'est là que Noël Brem habitera d'abord seul puis avec sa jeune épouse à compter du 7 février suivant jusquà`l'été alors qu'ils déménageront à St-Vallier.

Ce n'est que sept mois après leur contrat de mariage que Noël Brem dit Lebrun et dit Carrier et Anne Brochu unissent leur destinée. Nous sommes en plein hiver le lundi 12 4 février 1697 13 et la cérémonie a lieu dans l'église à colombage de 45 pieds par 20 dédiée à Saint-Jean. 14 Le mariage est probablement célébré par l' abbé Damion . 15 La mariée a 18 ans (elle en aura 19 dans deux mois) et le marié 31.

Après leur mariage, comme nous l'avons vu, les nouveaux époux ne sont pas allé résider immédiatement à Saint-Michel (dans la partie qui deviendra Saint-Vallier ). La maison louée de Timothée Roussel l'est jusqu'au mois de septembre. Ils y habiteront donc jusqu'à l'été. D'autres indices nous le montrent aussi. D'abord parce que leur contrat de mariage et surtout le contrat de l'achat de la terre et de la maison de Laurent Tareau 16 sont passés à Québec devant François Genaple, alors que les contrats suivants sont presque tous passés devant le notaire Abel Michon à Saint-Thomas de Montmagny. 17

Il y a de fortes incitations qui poussent Noël (père) à venir s'installer à Saint-Michel (partie Saint-Vallier). La somme de quatre cents livres fournie par son beau-père et qui sert visiblement à payer l'habitation et la terre de Laurent Taureau, de même que la nécessité du Seigneur de mettre ses terres en valeur. 18 Ce sont là des incitatifs portant Noël (père) à quitter son emploi chez l'intendant Champigny pour aller s'installer à son compte.

C'est cependant dans le contrat de l'achat de l'habitation elle-même que nous trouvons l'indice le plus probant que Noël Brem dit Lebrun et dit Carrier (père) continua d'exercer son métier de taillandier à Québec entre son mariage et l'achat de l'habitation de Taureau. Dans cette transaction, le vendeur y précise que: «l'acquéreur donnera pour épingle 19 de la dite vente, une bonne hache [de sa fabrication] à l'épreuve.........». L'indentification de Noël Brem comme étant encore «taillandier-serrerier en cette ville [de Québec]» à la date du contrat atteste clairement que notre ancêtre a continué à exercer son métier à Québec après son mariage.

En juillet 1697, Anne est déjà enceinte de quatre mois et ceci joue certainement en faveur de la décision d'acheter l'habitation de Laurent Tareau et d'y tenir feu et lieux. Les parents d'Anne iront aussi résider à Saint-Michel (partie Saint-Vallier). On les retrouvera en 1709 sur la carte de Catalognue septième voisin de leur beau-fils allant vers le village de Saint-Michel.

Carte de Catalogne
Carte de Catalogne

Le contrat passé avec Laurent Taureau , nous apprend d'autres détails intéressants. La terre achetée est d'une superficie appréciable: elle a trois arpents 20 de front sur le fleuve Saint-Laurent (rive sud) et quarante de profondeur dont «quinze à seize sont en culture et le reste en bois complenté debout».

L'habitation est «une maison de pierres l'une sur l'autre couverte par les planches et pailles». Le voisin à l'est est Noël Leroy et celui à l'ouest est Jean Tanguay. Laurent Tareau avait reçu cette terre du sieur de la Durantaye l'année précédente. 21 La rente seigneuriale est de trois livres et trois chapons 22 et les cens s'élèvent à trois sols. L'habitation et la terre sont acquises pour la somme de quatre cents livres payée en deux versements: cinq à six semaines avant la rédaction du contrat, Noël Brem dit Lebrun et dit Carrier (père ) avait donné deux cents livres à Laurent Tareau et en ce 13 juillet 1697, notre ancêtre s'acquitte des deux cents livres «en monnaie de cartes ayant présentement cours en ce pays». 23

Le vendeur pour sa part, se réserve les grains, légumes et autres  choses  qu'il a ensemencées et cultivées, 24 le bout de merisier 25 équarri ainsi que le bois cordé servant à payer les cens et rentes au seigneur. Il retient aussi le droit de battre et d'engranger son grain et demande la hache déjà mentionnée comme épingle. En plus de Noël Brem (Lebrun dit Carrier, père) et de Laurent Tareau, les personnes présentes à la signature de ce contrat sont: le sr Michel le Pailleur , huissier royal à Québec et François Moreau fils demeurant rue Nicolas à Québec.

Le couple abandonne la sécurité de Québec et celle à laquelle Anne était habituée dans l' Île d'Orléans, pour aller armes et bagages habiter dans une partie nouvellement ouverte à la colonisation. «A cette époque, tout défricheur devait aussi être prêt à répondre à l'appel aux armes et capable de se défendre contre les sauvages». 26

Emménagés dans leur nouvelle demeure, les Carrier de la première génération, comme tous les nouveaux propriétaires d'une habitation usagée, ont à faire des réparations. Pour s'en convaincre, l'on a qu'à se souvenir de l'insistance faite par le vendeur, à savoir que l'habitation était «en l'état que le tout se comporte dont l'acquéreur se tient content pour en être bien informé sans en faire plus ample mention». Ils se sont bien acquité de leur tâche puisqu'en octobre 1697, le seigneur du lieu, le sieur de la Durantaye , ajoute une note au pied du contrat exprimant sa satisfaction à la suite de cette vente.

A l'approche des fêtes, soit dix mois et demi après leur mariage Anne et Noël (père) ont une fille Marie-Anne qu'ils font baptiser le vendredi 13 décembre 1697 à Saint-Michel.

Le 29 mars 1699, Noël Brem (dit Lebrun et dit Carrier, père) est cité à la Prévôté de Québec par le marchand Gabriel Duprat. 26a Il déclare qu'il ne doit rien à Duprat mais que son beau-père, Jean Brochu, doit plus de 200 livres à ce Duprat.

Le vendredi 20 février 1700, c'est Marguerite que Noël et Anne font baptiser à Saint-Michel et le mardi 2 mai 1702, c'est au tour d' Angélique-Hélène d'être aussi baptisée dans la laiterie de Jacques Corriveau convertie en chapelle et presbytère. 27

Un peu plus de deux ans passent encore avant que n'arrive le premier garçon. Il n'est cependant pas seul. Il est en effet accompagné d'une soeur jumelle. Ils appellent le garçon Noël car c'est la coutume que l'aîné des garçons porte le même prénom que son père. Quant à sa jumelle, 28 elle portera le prénom de Thérèse. Le duo est baptisé le mardi 16 septembre 1704 à Saint-Michel. En 1705, ils ont une autre fille qu'ils nomment Elisabeth. Le 6 mars 1707 René est baptisé à Saint-Michel. Il décède probablement ce même jour.

En 1709 naît un autre garçon qui reçoit le prénom de Louis le dimanche 19 mai a Saint-Michel. C'est aussi en 1709 que l'on peut relever avec précision de lieu de résidence de Noël Brem dit Lebrun et dit Carrier (père). Cette année la, le sieur Gédéon de Catalogne aide de Jean-Baptiste Decouane tracent une carte des seigneuries de la région de Québec. 29 On y voit que la terre de notre ancêtre donne sur le fleuve Saint-Laurent et qu'elle est coupée par une rivière. Les gens du pays appelleront plus tard (1721) cette rivière «la rivière de Noël Lebrun dit Carrier» 30 . Elle porte aujourd'hui le nom de rivière des Mères. Sur cette carte, on remarque aussi, dans le voisinage de Noël Brem dit Lebrun et dit Carrier (père), la présence de Jean Brochu 31 et de plusieurs autres noms qui se lieront à notre famille.

Au printemps de 1710 Noël Brem qui a maintenant 41 ans, échange la terre reçue en héritage de son beau-père pour une autre voisine de la sienne, avec Guillaume Leroy son ex-voisin. L'échange se fait en deux étapes. D'abord le lundi 28 avril 1710, il y a la promesse d'échange passée entre Noël Brem dit Lebrun et dit Carrier (père) et Guillaume Roy. 32 Cette première partie de l'échange est rédigée de façon claire par l' abbé Plante curé de Saint-Michel 33 alors que Pierre et Jacques Corriveau en sont les témoins.

Pour la deuxième partie, toutes les personnes touchées de près ou de loin par cet échange se sont données rendez-vous dans la maison de Guillaume Leroy qui habite maintenant la seigneurie de Beaumont. Nous sommes le mardi 6 mai 1710 dans l'après-midi. Les personnes présentes sont: le notaire de la Rivière , Guillaume Leroy , Noël Leroy , Angélique Bassin , sa femme, Noël Brem dit Lebrun et dit Carrier(père), taillandier demeurant en la seigneurie de la Durantaye, Anne Brochu sa femme, Bernard Gontier , monsieur de Beaumont seigneur du lieu et Nicole Saulnier veuve de Jean Brochu et belle-mère de Noël Brem (Bresme). L'identification de notre ancêtre telle que rédigée par de la Rivière nous permet de constater trois détails intéressants. Premièrement, qu'une fois de plus, il indique sa préférence pour le libellé Brem plutôt que Carrier pour son nom de famille. Deuxièmement, qu'il exerce toujours le métier de taillandier. Il n'est donc pas «habitant». Troisièmement, qu'il ne cumule plus l'emploi de serrurier comme lorsqu'il était à l'emploi de l'intendant Champigny.

Dans cet acte d'échange au style nébuleux, Guillaume Leroy cède à Noël Brem dit Lebrun et dit Carrier époux d'Anne Brochu une terre située dans la seigneurie de la Durantaye et ayant un arpent de front par 40 de profondeur, bornée au bout court (au nord-ouest) par le fleuve Saint-Laurent, au nord-est par la terre de Jean-Baptiste ("Baptiste") Leroy et au sud-est par les terres non concédées 34 . Noël Brem dit bien connaître la terre de Guillaume Leroy parce qu'il en est le voisin. Cette terre, Guillaume Leroy en avait hérité de Pierre Bassin et Marquerite Leblond , père et mère de son épouse.

Noël Brem offre en échange une terre d'un demi-arpent de front sur le fleuve Saint-Laurent par une lieue de profondeur ou environ situé dans l'Île St-Laurent (Île d'Orléans). De la Rivière délimite ainsi la terre que Noël a héritée de son beau-père: borne sud-est: le fleuve Saint-Laurent, borne nord-est: la terre de Jean Laviolette , borne sud-ouest: le milieu de l'Île (d'Orléans). Le curé Plante pour sa par avait défini comme suit la même terre: «une portion de terre 35 d'un demi-arpent à prendre joignant la ligne du nommé Laviolette, habitant voisin de la dite terre, les dites portions de terre (celle de Guillaume Leroy et celle de Noël Brem) étant sans hypothèque ni autre charge». Cette portion de terre appartient à Noël par héritage de feu Jean Brochu . 36

L'acte d'échange rédigé à Beaumont se termine par le transfert officiel des titres de propriété: «les dites parties ont respectueusement transporté l'une à l'autre tous et tels droits de propriété.»

Il y aura deux autres naissances chez les Carrier. Le jeudi 4 août 1712, Joseph est baptisé à Berthier 37 Il n'y a rien de surprenant que ce baptême 38 ait lieu à Berthier car les habitants de Saint-Michel vont souvent à Berthier ou Beaumont pour leurs affaires religieuses, ce qui ne manque pas de causer des disputes à propos de la dîme. 39

Le dernier-né, Étienne, est baptisé le dimanche 7 octobre 1714 à Saint-Vallier. Le père a alors 45 ans et la mère 36. Marie l'aînée aura 17 ans dans deux mois et le plus âgé des garçons, Noël vient d'avoir 10 ans. Ce baptême ainsi que les mariages des filles auront tous lieu à Saint-Vallier alors que les baptêmes précédents (sauf celui de Joseph) avaient eu lieu à Saint-Michel. Ceci n'indique pas qu'il y ait eu un déménagement . La raison est que la partie de la seigneurie de la Durantaye située à l'est de la rivière Boyer (aussi appelée rivière la Durantaye) fut transférée du seigneur Olivier Morel de la Durantaye à son fils Louis-Joseph et se séparat de Saint-Michel pour former une paroisse distincte. Ainsi, le 29 octobre 1714, Mgr de Saint-Vallier nomme cette paroisse St-Phillipe et St-Jacques. 40 Ce double nom sera changé plus tard en celui de Saint-Vallier.

Puis vint le mariage des premiers «Lebrun dit Carrier» (Bremme ou Bresme) nés au Québec. Ce fut d'abord l'aînée Marie-Anne qui le lundi 3 février 1716 quitte ses parents pour s'unir au major 41 Michel Gautron dit Larochelle Le mariage a lieu en l'église de Saint-Vallier. La mariée a 18 ans et le marié qui est de Saint-Michel a 26 ans. Il en est à son deuxièmes mariage. Deux ans auparavant, en 1714, il avait épousé Marie-Anne (aucun risque de se tromper de prénom!) Alaire . 42 On retrace la descendance de Marie-Anne Lebrun dit Carrier et de Michel Gautron à Saint-Michel de 1717 à 1739. Le major Gautron exerçait sans doute un commandement militaire s'étendant sur les deux paroisses de Saint-Michel et Saint-Vallier.

Le samedi avant-midi 29 avril 1719 Noël Brem dit Lebrun et dit Carrier (père), reçoit une concession du seigneur Louis-Joseph Morel . 43 Celui-ci concède à l'ancêtre par contrat passé à Saint-Thomas (Montmagny) devant Abel Michon, une terre faisant partie de la seigneurie qu'il a reçue de son père Olivier Morel de la Durantaye . Louis Beaudoin procureur fiscal et voisin agit comme témoin. La terre du premier rang, qui vient s'ajouter aux possessions de l'aïeul, a une «contenance» de trois arpents depuis le bord du fleuve jusqu'à la petite rivière 44 et, de cette rivière, trois arpents moins une perche jusqu'au bout de la concession qui est de 40 arpents. Elle est limitée au nord par le fleuve et au sud par le «derrière» des terres du second rang. Elle est bornée à l'ouest par la terre de Louis Boutin . 45

Noël Brem qui est toujours taillandier de métier, devra y tenir feu et lieu ou du moins devra «deserter» 46 ce que les voisins jugeront nécessaire. Il devra sur la largeur de cette terre faire et entretenir le chemin royal. Il devra aussi apporter son grain à moudre en exclusivité au moulin du seigneur Morel.

Sur cette terre l'ancêtre reçoit les droits de chasse à l'exclusion de la perdrix et de pêche «au devant dicelle» mais à chaque année, le premier saumon et la onzième prise de toutes autres espèces ira à son seigneur. Il devra les livrer au manoir seigneurial. De plus, il devra chaque année payer vingt sols de rente en plus d'apporter un «chapon en plume» 47 vivant pour chacun des trois arpents de devanture de cette dernière concession, et trois sols de cens, le tout livré à la Saint-Michel. Noël Brem devra aussi donner préférence au sieur Morel lorsqu'il aura du bois à vendre.

Le seigneur Louis Morel pour sa part se réserve le droit de couper sur la terre concédée tout le bois de charpente qu'il pourrait avoir besoin pour le manoir seigneurial, l'église et le moulin ainsi que tout le chêne nécessaire à la construction des vaisseaux de Sa Majeste Louis XIV . 48

Cette concession, ajoutée à l'échange avec Guillaume Roy rendent Noël Brem propriétaire de trois terres de suite (ou presque ) dans le premier rang de Saint-Vallier.

Trois ans après ce contrat, Hélène-Angélique Lebrun dit Carrier la troisième des filles de Noël et Anne épouse Joseph Gautron frère de Michel, à Saint-Vallier . Nous sommes le lundi 24 novembre 1721. La mariée a 19 ans et le marié 27.

Nous savons aussi qu'en 1721, Noël Brem dit Lebrun et dit Carrier (père) habite encore au même endroit qu'en 1709. Lorsque Mathieu Benoist Collet , écuyer, seigneur de La Frontière fit son enquête sur «la commodité et incommodité dans chacune des paroisses de la Nouvelle-France», 49 les paroissiens Notre-Dame de l'Assomption demandent un curé résident «veu la difficulté de se rendre à la Duranthye (Saint-Michel) d'autant qu'il y a deux rivières à passer scavoir la rivière de Guillaume Le Mieux (rivière Bellechasse) et celle de Noël Lebrun dit Carrier 50 sur laquelle il est impossible de faire des ponts et qu'on ne peut passer à guay qu'à marrée basse lesquelles rivières ne sont traversables sur les glaces

En 1727,le 24 août, à 27 ans, Marguerite s'approche enfin de l'autel pour épouser Etienne Veau dit Sylvain . 51 La cérémonie a lieu à Saint-Vallier. On les retrace en 1745, le mardi 23 mars, alors qu'ils vendent un terrain à leur doubles parents (les deux soeurs ayant épousé les deux frères) le major Michel Gautron et son épouse Marie-Anne Lebrun dit Carrier . 52 Le 15 août 1733, Marguerite aura une fille Isabelle qui en 1763 sera le témoin clef dans la célèbre affaire de la Corriveau. 53

A l'age de 24 ans, Elisabeth Lebrun dit Carrier épouse à Saint-Vallier monsieur Joseph Mercier . Le mariage a lieu le lundi 31 janvier 1729 dans l'église construite en 1722 à l'extrémité du cimetière. La veille de leur mariage, soit le dimanche 30 janvier 1729, ils avaient passé leur contrat de mariage devant le notaire d' Abel Michon . 54 On y découvre que Joseph Mercier est le fils du défunt Pascal Mercier et de Madeleine Boucher . Les témoins de l'épouse sont ses père et mère, Noël Brem (Lebrun dit Carrier, père) et Anne Brochu ainsi que Michel Gautron et Anne Lebrun dit Carrier sa femme. Pour l'époux nous avons Jean Tanguay et Marie Boucher .

Le 15 janvier 1730, 55 c'est au tour de Marie-Therese Lebrun dit Carrier , jumelle de Noël (fils) de quitte ses parents pour épouser à 25 ans Pierre Dodier fils de Ange Dodier et Marguerite Paré . Ils auront cinq enfants dont Louis le troisième épousera le lundi 20 juillet 1761, à l'age d'environ 26 ans, Marie-Joseph (te) Corriveau , celle-là même qui, deux ans plus tard, dans la nuit du mercredi 26 au jeudi 27 janvier 1763, l'assassinera brutalement dans son sommeil à l'aide d'une hachette. 56 Dans cette affaire, le fils de Marie-Thérèse Lebrun dit Carrier , Louis Dodier sera la victime et la fille de Marguerite Lebrun dit Carrier, Isabelle Veau dit Sylvain , sera l'un des principaux témoins.

Le 27 juin 1742, Etienne Lebrun dit Carrier , le cadet de Noël Brem (Lebrun dit Carrier, père) épouse en deuxième noce, à Saint-Joachim, Marguerite Bolduc fille de René Bolduc et Marguerite Malboeuf . De cette union naîtront huit enfants. En 1737, Joseph Lebrun dit Carrier , fils de Noël Brem, a 25 ans, épouse Geneviève Dallaire . Le mariage a lieu à Saint-Vallier le 11 novembre.

Noël Brem ayant maintenant atteint l'âge de 77 ans, il décide donc le 5 mars 1743 de faire donation à son fils ainé Noël pour assurer ses vieux jours ainsi que ceux de son épouse née Anne Brochu. Le notaire Louis Pichet précise que cette donation inclue la moitié de leur terre située en la paroisse Saint-Vallier sur le bord du fleuve Saint-Laurent ayant trois arpents et trois quarts de front avec la moitié des bâtiments construits sur le total de la terre ainsi qu'une charrue garnie (avec parties métalliques) deux bœufs, deux chevaux et la moitié des meubles qu'ils auront à leur décès. 56a

La terre impliquée dans cette donation est celle acquise par le donateur en 1710 suite à un échange avec Guillaume Leroy. Pour leur part, Noël (père) et Anne Brochu demandent une contribution annuelle de 50 minots de blé, deux cochons gras, de nourrir pour eux durant l'hiver deux vaches deux brebis et de les pacager durant l'été, la chair et les petits de ces animaux leur étant acquise. Aussi, 29 cordes de bois de chauffage apportées à leur porte et chauffer leur poêle s'ils ne sont plus capable de le faire eux-même. Ils cohabiteront donc puisque les parents se réservent un bout de la maison.

Le fils devra aussi amener ses parents à l'église les dimanches et jours fériés, convertir leur grain en farine et le jour où ils en seront devenu incapable, boulanger leur pain, blanchir leur linge et raccommoder leurs hardes sans oublier de leur fournir 20 pots d'eau-de-vie. Il devra évidemment voir à leur inhumation et leur faire chanter 80 basses messes pour le repos de leur âme.

brem_noel_donation.jpg

Donation de Noël Brem dit Lebrun et dit Carrier et Anne Brochu à leur fils Noël, 5 mars 1743 par Louis Pichet, notaire.

«Pardevant Louis pichet No[tai]re Royal en la nouvelle france Soussigné residant au comté S[ain]t Laurent p[aroi]sse S[ain]t pierre, et temoins cy Bas nommés, furent p[rése]nts en personnes S[ieu]rNoël leBrun d[it]Carriere habit[an]t en la Seig[neu]rie de la Durantaye p[aroi]sse S[ain]t vallier, Et anne Brochu Son Epouse, ..... Se voyans fort avancées en àge, et hors d'Etat de f[ai]re valoir le peu de Bien, qu'il à plut à dieu leur donnér voulant de plus Se degagér de l'Embaras des aSfaires»

Le dimanche 28 décembre 1749, Anne Brochu la mère de tous les Lebrun dit Carrier nous quitte. Elle avait 71 ans. Quant à son époux venu de France, Noël Brem dit Lebrun et dit Carrier (père), la transplantation n'aura pas abrégé ses jours, car à son décès, on le dit âgé de 112 ans. 57 Cet âge est exagéré, mais il a quand même 91 ans car il était né en 1665). Sa sépulture a lieu le jeudi 15 janvier 1756 à Berthier 58 .

brem_noel_sepult.jpg

Sépulture de Noël Brem dit Lebrun et dit Carrier le 15 janvier 1756 à Berthier au Québec.

«L'an mil sept-cent cinquante six le quinze de janvier a été inhumée dans le cimetière de cette paroisse, par nous ptre soussigné missionnaire de berthier, avec les sérémonies ordinaire, nôël lebrun dit Carier, français agée danviron cent douze ans apres sestre confessée et avoir recue lest viatique et lextreime unction, plusieurs ont assistée a son innumation dont les uns ont signé les autres ont déclaré ne le scavoir de ce enquis»

? Menairnaud Gabriel Blouin
O Blondeau ptre Augustin Blais


1 Source: microfilm des Mormons no. 1861096 (Régistre de Saint-Nicolas de Boulogne-sur-mer, France.)

1a Entre 1680 et 1700, il y eut seulement 18 émigrants venant de la Picardie. L. Groulx, La naissance d'une race, page 283.

2 Ouvrier qui fabrique des outils propres à tailler et à couper. Le taillandier fabrique aussi des charrues.

3 Extrait de l'étude généalogique d'une famille Carrière de Montréal, Mémoires de la Société Généalogique Canadienne-Française, >/I> vol. 18, no. 4, pp 108-109.

4 Le recensement de 1695 est signé par Champigny.

5 Citation de La Honta provenant de: La civilisation traditionnelle de l'Habitant aux 17e et 18e siècles, page 286. R. L. Séguin, éditions Fides, Montréal, 1973.

6 Ce toponyme fut plus tard changé pour celui de Bellefine. L'Ile d'Orléans, par la Commission des monuments historiques de la province de Québec, 1928, page 281.

7 Lots cadastraux no. 38 moitié ouest et 39 et 40. Rapport de l'archiviste de la province de Québec pour 1951-52 et 1952-53, page 321.

8 Concession d'Olivier Morel de la Durantaye à Jean Brochu, 3 août 1691, Gilles Rageot notaire.

9 Les Brochu auraient donc passé de Sainte-Famille à Saint-Jean entre 1678 et 1682.

10 R. L. Séguin, La civilisation traditionnelle de l'Habitant aux 17e et 18e siècle, page 110.

11 Ensemble des lois rédigées en 1580 sous Henri III et appliquées à la Nouvelle-France (Canada) à partir au moins de 1637. Michel Guimond, La Place Royale, Québec 1976, page 28.

11a Baillage de Sr Thimoté Roussel à Noël Lebrun taillandier, 9 septembre 1696, Charles Rageot sr de St-Luc notaire.

11b Cette voie doit son nom au palais de l'intendant, aménagé en 1688 dans l'ancienne brasserie de Jean Talon. Ce palais a brûlé en 1713. La rue du Palais a été renommée Côte du Palais en 1890.

12 La coutume qu'ont les Carrier de se marier le lundi se retrouve de Noël (père) en 1697 à Arthur en 1912.

13 Tanguay, Dictionnaire généalogique des familles Canadiennes, vol. 5, page 232.

14 Plan général de l'état des missions du Canada fait en l'année 1683. La Commission des monuments historiques de la province de Québec, L'Île d'Orléans, 1928, pages 281 et 282.

15 Danion dans le Rapport des archives canadiennes pour l'année 1905, 1906, vol. 11, page 341.

16 Vente de Laurent Tareau et Jeanne Gaboury son épouse à Noël Brun dit Carrier, 13 juillet 1697, François Genaple, notaire.

17 Variation: Saint-Thomas de la Pointe-à-la-Caille.

18 En 1693, le sieur de la Durantaye avait reçu une extension de son domaine à l'est de la rivière Boyer.

19 Pour sceller symboliquement la transaction.

20 En 1690, un arpent carré (de Paris) vaut cent perches carrées et une perche est un carré de 18 pieds (français) de côté. Contrat de mariage entre Gilbert Barbier et Catherine de La Vaux, 15 novembre 1690, Jean Sainct-Père, notaire, archives juridiques de Montréal. On peut en déduire que l'arpent linéaire vaut 180 pieds français.

21 Concession de sr de la Durantaye à Laurent Tareau, 1690, Québec, Abel Michon, notaire.

22 Volailles.

23 La monnaie de carte est une monnaie manuscrite et porte les signatures du gouverneur, de l'intendant et du commissaire-ordonnateur. R. L. Séguin, La civilisation de l'Habitant aux 17e et 18e siècles, page 38.

24 Les Tareau habitaient donc cette ferme jusqu'en juillet 1697.

25 Appellation locale du bouleau jaune ( betula lutea ) et qui servait principalement à la fabrication des escaliers intérieurs. Michel Gaumont, La Place Royale, Ministère des affaires culturelles, Québec, 1976, page 38.

26 Rév. Père Marie-Antoine, St-Michel de La Durantaye, notes et souvenirs, Québec,1929, page 27.

26a Prévôté de Québec, Reg. 36, 29 mars 1699, folio 31. Cité dans Dictionnaire des ancêtres Québécois (1608-1700) Tome III, page 170, par Michel Langlois, 2000.

27 Rév. Père Marie-Antoine, St-Michel de La Durantaye, notes et souvenirs, Québec,1929, page 42.

28 La date des baptèmes est la même pour Noël (fils) et Thérèse. Tanguay, Dictionnaire généalogique des familles Canadiennes, vol., 5, page 32.

29 Marcel Trudel, Atlas de la Nouvelle-France, Les Presses de l'université Laval, 1968, pages 164 et 165.

30 Rapport de l'archiviste de la province de Québec, vol. 2, 1921-22, page 337.

31 Son nom n'apparait plus sur l'Île d'Orléans quoiqu'il y ait un M. Brochu.

32 Variation Leroy.

33 Rév. Père Marie-Antoine, St-Michel de La Durantaye, notes et souvenirs, page 51. En 1710, Saint-Vallier n'existe pas encore et les résidents de cette partie de la rive sud du Saint-Laurent sont desservi par l'abbé Charles Plante curé de Saint-Michel de la Durantaye, de novembre 1704 à novembre 1711.

34 Sur la carte de Catalogne tracée en 1709, il y a un C. Leroy interposé entre Noël Brem (Carrier) et Guillaume Leroy qui habitait alors à cet endroit. Cependant, dans la promesse de vente rédigée par le curé Plante, celui-ci avait indiqué, tout comme le notaire de la Rivière, que la terre de Guillaume Leroy était immédiatement à l'est de celle de Noël Brem. («joignant la ligne dud. Lebrun»)

35 La terre de Jean Brochu dit Lafontaine est la terre numéro 20. Elle a 3 arpents (en valeur) en 1666 puis 16 en 1689. Lots cadastraux numéros 38 moitié ouest, et 39 et 40. Recensement de 1666, page 82. Rapport de l'archiviste de la province de Québec, 1951-52 et 1952-53, page 321.

36 Jean Brochu, beau-père de Noël Brem était décédé en 1705. Il avait eu sa sépulture à Saint-Jean, I.O. le 28 février.

37 Variations: D'Orivillier, Antaya.

38 Confirmé par Lavallé dans: Petite histoire de Berthier, Lapocatière, 1973, page 212.

39 Rév. Père Marie-Antoine, St-Michel de La Durantaye, notes et souvenirs, page 56.

40 Idem page 54

41 Le Canada militaire, Rapport de l'archiviste de la province de Québec, vol. 30-31, 1949-51, page 326.

42 Fille de François Alaire. La sépulture de Marie-Anne Alaire eut lieu le 21 septembre 1715 à Beaumont. Pas d'enfant. Tanguay, vol. 4 page 222.

43 Rédigée par le notaire Abel Michon, Montmagny, 29 avril 1719. Conservé aux Archives Nationales du Québec à Québec.

44 Rivière des Mères aussi appellée «rivière à Noël Lebrun dit Carrier». Voir l'enquête de Mathieu Benoist Collet sr de La Frontière.

45 Voir sur la carte de Catalogne la terre non concédée (en 1709) entre celle de L. Boutin et de libellée Carrier-Carrière.

46 Défricher.

47 Poulet.

48 Ce contrat fut vraisemblablement rédigé en l'absence de Noël Brem puisque celui-ci n'a pas signé comme il le faisait précédemment. Ceci pourrait expliquer la grande quantité de devoirs exigés à l'acquéreur et le non moins grand nombre de privilèges exercés par le seigneur.

49 Rapport de l'archiviste de la province de Québec, vol.2, 1921-22, pages 336-338.

50 Rivière des Mères.

51 Variation Silvain.

52 Vente de terrain par Étienne Veau dit Sylvain et Marguerite Lebrun dit Carrier sa femme à Michel Gautron dit Larochelle, 23 mars 1745, Montmagny, Abel Michon notaire. Acte no. 2901

53 Luc Lacoursière, «Le triple destin de Marie-Josephte Corriveau», Les cahiers des Dix, Montréal, 1968, No. 33, pages 213-242.

54 Contrat de mariage entre Joseph Mercier et Élisabeth Bruent (Lebrun dit Carrier), 30 janvier 1729, Abel Michon, notaire. Archives nationales du Québec, Québec.

55 Si Tanguay est exact, le 15 janvier 1730 est un dimanche.

56 «Hatchet» dans le texte original en anglais de la cour ou «broc» (espèce de pioche à trois fourchons) d'après Philippe Aubert de Gaspé, Les anciens Canadiens, 1897, page 227. Référence: Luc Lacoursière, Le triple destin de Marie-Josephte Corriveau (1733-1763), dans les Cahiers des Dix, no. 33, 1968, Montréal, pages 213-242.

56a Donation de Noël Lebrun dit Carrière et Anne Brochu à Noël Lebrun, leur fils, 5 mars 1743 par Pichet (document insinué le 9 avril 1743) Registre des insinuations de la Prévoté de Québec, vol. 9, pages 505-509. Cote: CR301,P2315.

57 Tanguay vol. 5, page 232.

58 Selon le régistre de Saint-Vallier.




| Accueil | Début de ce document | Page précédente | Page suivante |