ÉTYMOLOGIE DU PATRONYME



(in english)




Nous savons tous qu'à l'origine, les noms de familles avaient une signification. Le mot BREM avec toutes ses variations orthographiques, en a plusieurs. En français moderne, il identifie une variété de poissons comme nous l'avons déjà mentionné. En argot populaire, une brème est une carte à jouer et l'expression «maquiller les brèmes», signifie faire sur le dos des cartes des marques permettant de les reconnaître. Cependant, pour avoir le sens du mot à l'époque qui nous intéresse, il faut l'étudier à son origine et dans son contexte.

Le Dictionnaire de l'Ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècles par Frédéric Godefroy, Paris 1880, tome I, page 723, donne ceci pour la définition de BREME, BREIME, BRAME, BRASME : s.m., sorte de pierre précieuse. Prenons-le dans l'exemple suivant tiré d'une citation de Charlemagne.

«Les fenestres en sunt a cristal mult gentil tailliees e cunfites a BRASME ultramarin»

Qui peut se traduire par : les fenêtres sont pourvues de nombreux cristaux taillés avec soin et parées de BRASMES venue d'outremer. Peut-être de l'ambre venu de Scandinavie puisqu'une citation d'Aye d'Avignon fait la distinction entre pierre et brasme. On retrouve également le mot BREM (brasme) dans une citation de Blancand :

«......cierge qui luist comme brasme.»

Le mot brem (brasme) réfère donc à une couleur jaune ou blonde, peut-être à celle des cheveux de ces anciens Germains. Finalement, Alphonse Bos dans son «Glossaire de la langue d'oïl (XIe -XIVe siècles)» 1974, Laffitte, Marseille, page 58, définit également brasme par pierre précieuse. Et comme me le signalait Madame Dhellemme-Brasme, il arrive fréquemment que l'on retrouve dans le même acte Brasme, Bremme et Braeme. Pour ce qui est de ce dernier, on peut remarquer que le «s» est remplacé par le «ae» flamand. On ne se surprendra pas alors de retrouver beaucoup de BRAEM à Gand en Belgique.


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