L'ÉPIGRAPHIE



(in english)





Une information des plus pertinentes que je cite au paragraphe ci-dessous m'est parvenue grâce à la correspondance de Madame Françoise DHELLEMMES-BRASME de Concarneau (France) que je tiens ici à remercier.

Dans Epigraphie du Pas-de-Calais par R.Rodier, tome III, 8e fascicule, 2e supplément, on retrouve l'illustration et la description d'une matrice ayant servi à produire une pièce numismatique en l'honneur du sieur Jean BREMME (S'IEHAN BREMME) de la ville de Boulogne.


S'IEHAN BREMME . - Circulaire, XIVe s., 20 mill. - une brême (arme parlante), surmontée d'un croissant et d'une étoile ; au-dessous, les flots de la mer. Légende entre deux grènetis. - Appendice pyramidal surmonté d'une bélière en quartefeuille. - Matrice trouvée par C. Enlart dans les garennes d'Etaples. - J. BREMME devait être un bourgeois de cette ville (Boulogne-sur-mer).



Il va de soit que la nomenclature épigraphique demande quelque précision. Le mot «bremme» sur lequel nous reviendrons, a plusieurs significations. En relation avec le présent graphisme, il peut être associé à la brème, poisson d'eau douce. La légende est par convention le texte qui se situe à la périphérie de la médaille, par opposition à l'inscription, formée du texte écrit horizontalement. Les grènetis (mot venant de grain) forment le cordon de grains relevés en bosses sur la périphérie. Une bélière, du flamand «bell»(cloche) est la partie qui tient le greleau. En quartefeuilles signifie d'un seul mot. La matrice est la partie creuse ou femelle de l'ensemble poinçon-matrice qui sert à frapper la médaille. On retrouve habituellement l'avers sur la matrice, c'est-à-dire la face commune à différentes pièces de même dimension. Ainsi, ce sera le régnant sur l'avers et un motif changeant sur le revers. Ceci pour une raison pratique : un poinçon différent peut être substitué plus facilement qu'une matrice parce qu'il est plus facile à graver. Nous disposons par conséquent, avec le spécimen IEHAN BREMME, de l'illustration de la face principale de la médaille. Enfin, les garennes indiquent un lieu particulier près d'un château que le seigneur faisait garder avec plus ou moins de soins. À noter qu'à cette époque le "J" et le "I" étaient équivalents.




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